Les fouilles entreprises dans la via Cassino au début des années 1980, dans la banlieue nord de la ville, ont mis en évidence une partie d’un bâtiment – situé le long de l’ancienne route ver Hasta (Asti) – destiné à la production de poteries en céramique.
Des structures de ce genre étaient situées dans des lieux loin des espaces urbains afin d’éviter la pollution due aux fumées des fours et favoriser l’écoulement des déchets. La présence proche des cours d’eau et des voies de communication – le rio Medrio et la route pour Asti – était déterminante afin de favoriser l’approvisionnement hydrique (nécessaire au traitement de l’argile) et le tri des marchandises.
Le bâtiment découvert dans la via Cassino est composé de six pièces réparties autour d’une cour centrale où se trouve un puits en pierre, avec un portique qui donne sur le trottoir d’une rue pavée, auquel on peut y accéder par un seuil en marbre. Les murs, dont il reste seulement les fondations, sont construits avec des galets amalgamés avec du mortier, l’usage des briques se trouvant seulement dans les parties des pièces plus au nord qui appartiennent à une époque plus récente. Le bâtiment subit en effet des travaux de réfection avec la destruction d’un puits qui détruisit partiellement les murs de la partie nord.
La présence de nombreux fragments en céramique avec des déformations évidentes lors du traitement de l’argile sont des éléments qui ont permis de reconnaître au sein du bâtiment une installation pour la production de céramique.
Le matériel en céramique retrouvé sur place a permis d’établir qu’il s’agissait d’une production de vaisselle d’usage commun, de basse qualité : casseroles, pots destinés à la cuisson et à la conservation des aliments. L’usine remonte au I-II siècle après Jésus-Christ.
